INTRO/COMMENTAIRES
COLONIA CARLOS PELLEGRINI - Argentine
Eau, sel, sable et roches en 100% couleurs intenses un parcours passant par le sud du Brésil, le nord de l'Argentine, le sud de la Bolivie et le nord du Chili
Vendredi 3 août 2012 Dans la réserve naturelle des Esteros del Ibera
Pour vous, l'offrande est à 1 clic...
Une journée bout du mondesque...
Posada de la Laguna - 200 dollars ppersonne en pension complète - OK++ http://posadadelalaguna.com Caractéristiques Hôtel de 8 chambres, en bordure du lac, dans un parc avec piscine proposant diverses prestations dont une pension complète avec excursions en bateau incluses. La maison centrale sert de restaurant/bar/salon/lieu de détente/lieu de connexion Wifi. Points + Endroit cosy/confort avec une chambre et une salle de bains de belles tailles. Ponton sur le site permettant un départ direct en bateau. Sympathie relationnelle du personnel. Points - Nous aurions apprécié quelques patères dans la chambre, une télé pour suivre les nouvelles du monde (au moins dans le salon) et éventuellement des vélos pour circuler dans le village.
Lorsque nous avons décidé d'aller voir les Esteros del Iberà pour assouvir mon souhait de revoir un de mes animaux fétiches, nous avons découvert que Mercedes était le lieu d'un sanctuaire. Qui a voyagé un jour sur les routes argentines a forcément vu des petits ou grands sanctuaires peints en rouge, avec moult rubans et autres tissus flottants… En 2010, cela nous avait fortement intrigués et nous avions découvert la puissance du culte dédié à Gauchito Gil. Avant ce voyage, le nom de Gauchito nous renvoyait à la coupe du monde de foot, en 1978, où la mascotte se nommait ainsi. Antonio Mamerto Gil Núñez, gaucho, finit sa vie pendu à un arbre et égorgé. Etait-il voleur ou amoureux d'une femme convoitée par un autre ou déserteur ou ??? Il aurait dit à son bourreau qu'il allait tuer un innocent gracié. Le bourreau décida de le pendre tout de même. Toutefois, Gauchito lui annonça que son fils était gravement malade et que pour le sauver il lui faudrait implorer son âme d'innocent et revenir l'enterrer (au lieu de le le laisser pendre à l'arbre). Arrivé chez lui, le bourreau trouva son fils malade, implora le pendu, son fils guérit et il enterra Antonio à côté de l'arbre. Depuis, Gauchito est devenu une sorte de "saint" révéré et imploré, en particulier par les voyageurs. Le lieu où les évènements se sont déroulés est devenu un vaste sanctuaire dédié à Gauchito où des centaines de milliers de personnes viennent lui rendre hommage, en particulier le 8 janvier. Le chauffeur de la remise passe nous prendre à 9 heures et nous conduit sur le site en une dizaine de minutes. Achat de bougies rouge et d'une banderole "Protege mi auto" pour 20 pesos. Nos bougies ont du mal à tenir debout, il faudra les remettre deux fois pour la mienne et trois pour celle de M. Madikéra avant qu'elles ne se stabilisent. Certains y verront un signe... Il y a des dizaines de kiosques à souvenirs autour de la tombe, des restes de l'arbre de la pendaison (j'ai un doute sur le fait que ce soit les restes du vrai), la salle des offrandes... Impressionnantes les offrandes: des vélos, des robes de mariée, des outils, etc ! A 10 heures nous sommes de retour en ville et partons flâner dans les rues. Nous en profitons pour faire un relevé de prix au DIA. Un passant d'un certain âge, monsieur Lacour, nous arrête dans la rue et nous demande si nous sommes français et comme c'est oui, il nous raconte l'histoire de sa famille. Son grand-père est arrivé de la région de Cahors, au XIXème siècle, ainsi qu'environ 800 personnes et ils se sont installés dans la région de Mercedes et leurs descendants y vivent toujours. Cela pourrait expliquer le pourquoi du béret dans le costume local... Nous apprécions cette petite ville où il nous semble faire bon vivre. Dans la rue nous croisons diverses personnes en costumes traditionnels, en particulier un monsieur avec une allure des plus élégantes. Comme toujours j'hésite. Je ne me sens pas le droit de photographier des gens sans leur autorisation et encore moins de les publier. Parfois, je "vole" quelques scènes mais vous en verrez très peu en ce carnet comme en les précédents. A midi, légèrement en retard, le même chauffeur nous emmène à la gare. Les deux trajets sont tarifés 95 pesos, soit 100 ! Il nous avait proposé de nous emmener à CCP pour 500 pesos. Le bus Itati II nous revient à 30 pesos pp. Le micro est plus cher (120 pesos) car en espace fermé. Les deux font une bonne partie du trajet en visibilité l'un de l'autre. A 12h20, au lieu de 12h30, c'est le départ donc attention à prévoir de l'avance. Le chauffeur connaît ses passagers et il part quand tous ses habitués sont là ! Le déjeuner se composera de deux petits pains sandwichs au jambon et d'une boisson pomelo achetés au kiosque du terminal pour 31 pesos. Le bus n'est pas tout à fait plein mais du monde attend sur la route. Le monsieur au chapeau vu plus tôt dans les rues de la ville est dans le bus avec sa famille. Il m'autorise à le photographier de dos, encore merci. Les premiers kilomètres, sur un total de 120, sont tranquilles. Puis, l'asphalte s'arrête et là cela devient nettement plus chaotique. L'asphaltage est en cours mais s'arrêtera à l'entrée de la réserve naturelle, soit à 60 kilomètres de Colonia Carlos Pellegrini. C'est pour protéger la zone d'habitation des animaux. Du coup, les presque 200 kilomètres depuis Posadas resteront non asphaltés car la route est essentiellement dans la réserve. Tout au long du trajet le chauffeur et un de ses amis vont boire du maté - yerba maté. La bombilla (photo ci-contre) passe de l'un à l'autre et se remplit d'eau en permanence. Dans toute cette région, nous avons vu de très nombreux hommes, nettement moins voire pas de femmes, avec ce petit récipient à portée de main en permanence, comme en Patagonie. Il faut dire que la région est productrice de cette plante stimulante, diurétique... A mi-parcours un stop ravitaillement/commodités est prévu. La plupart des dames du bus y font un tour. La route est bordée de zones agricoles et humides. Tout à coup, j'en vois un et un autre, une famille. Au moins, nous n'aurons pas fait tout ce trajet pour rien puisque nous sommes sûrs de voir plein de capybaras, carpinchos, cabiais... selon les langues, ce "seigneur des herbes" qui est aussi le plus gros rongeur du monde. A 15h20, le petit village de Carlos Colonia Pellegrini est atteint. Le bus s'arrête à l'office de tourisme et nous dépose, nous les seuls touristes du voyage. Le sympathique employé nous montre le chemin pour aller à la posada de la Laguna. Elle est à l'autre bout du village, à moins d'un kilomètre. Petit inconvénient les rues sont en terre/sable. Conséquence: pour l'unique fois de ce voyage, les sacs vont devenir à dos car les anses sont suffisamment grandes pour le permettre. Il fait beau et même bien chaud, les chapeaux sont de sortie pendant les 15 minutes de cette marche en ce village d'accès au monde sauvage. L'accueil est chaleureux, nous avions confirmé notre venue deux jours avant. Tout le domaine va être rien que pour nous, en cette période hors-saison: un parc, une piscine, une maison d'accueil avec salle-à-manger et salon et bien sûr une grande chambre. L'accent est mis sur les aspects cosy/confort. C'est ce que nous en attendions quand nous avons choisi cette posada. La journée est rythmée par les 4 repas traditionnels argentins (du moins de ceux qui ont les moyens de ce style de vie). A 17h30, nous découvrons les gourmandises de la mérienda: thé, café, gâteau maison, toasts, confitures... Déjà, lors de notre premier voyage, nous avions été surpris par l'affluence dans les confiteria entre 17 et 20 heures. C'est un temps de goûter tardif après le travail. La fin de journée est faite de flâneries en bord de piscine, lessivage du petit linge, préparation du sac de gros linge à laver, lecture et observation des capybaras du jardin. Il y a une atmosphère, type maison d'hôtes, propice à la détente et au rien-faire, juste prix des efforts fournis pour venir. A 20h30, le dîner est servi: une omelette de verdura, suivie d'une brochette de poulet, accompagnée de riz le tout arrosé d'un Malbec Arboles (non compris dans la pension complète) et d'une mousse au chocolat. La table est soignée et ravit nos papilles. Une tisane bue devant la cheminée et direction un grand lit comme nous les aimons. Choix a été fait de ne pas équiper le site de télé. Cela permet probablement les échanges quand il y a du monde mais quand il n'y a pas d'autres clients cela pourrait être un plus occupationnel. Demain, vivement demain... j'espère en voir tout plein...
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